Je suis une maman de deux enfants, de 34 et 32 ans, qui ont été violés par un de mes frères quand ils étaient petits (les sévices ont commencé quand ils avaient environ 3 ans).

L’affaire a vu le jour il y a 6 ans quand nous avons été mis au courant que mon frère était accusé d’attouchements ; ce jour-là mes enfants ont craqué. Je n’avais rien vu et, en plus, ils subissaient chacun dans leur petit coin sans que l’autre sache.

Aujourd’hui le drame est que ma fille a été reconnue comme victime de viol, mais pas mon fils : mon frère a seulement avoué au procès de ma fille qu’il avait aussi violé mon fils et, comme le jugement pour ce dernier avait déjà été rendu, nous ne pouvons plus revenir en arrière, alors que c’est inscrit noir sur blanc sur le compte-rendu du jugement de ma fille qu’il a avoué avoir violé aussi son frère.
Mon fils n’est pas reconnu comme victime de viol mais d’attouchements et donc, prescription.

Mon fils a donc 32 ans maintenant, il est complètement détruit, il n’arrive pas à se construire, il déprime, se dit complètement trahi et abandonné, je ne sais plus comment faire pour l’aider, je suis aussi perdue et triste.

Si quelqu’un peut m’aider pour connaître des démarches inconnues de moi…
Il dit que de se savoir reconnu en tant que victime de viol pourrait l’aider, mais il n’a plus la force de se battre, je suis prête à le faire pour lui, pour lui redonner goût à la vie.

Mon frère a purgé 15 mois de prison et, en sortant, il a retrouvé sa femme, son travail, sa maison, tout va bien pour lui, il vaut mieux être agresseur que victime, je suis écœurée.

Annick

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