la génération qui parle

briser le silence pour que le tabou tombe… se soutenir sur le chemin de la réparation… protéger nos enfants…

Des docus

Quelques références de films documentaires qui racontent, rappellent, expliquent, analysent, l’inceste, la pédophilie, le déni… et libèrent la parole !
Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à laisser un message ICI

• L’école en bateau, l’enfance sabordée, un film de Laurent Esnault et Réjane Varrod.
Abusés sexuellement quand ils étaient enfants par les dirigeants de L’Ecole en bateau, une dizaine de victimes ont saisi la justice. Leur donnant la parole, les réalisateurs mettent en lumière les ravages de la pédophilie. Un documentaire poignant, diffusé dans le cadre d’une soirée consacrée à l’enfance en danger.

–> Voir le film 

• Pédophilie : de la pulsion à l’interdit, un film de Xalier Deleu.
Depuis l’affaire Dutroux, les crimes sexuels contre les mineurs sont un sujet de hantise sociale. Prévenir le passage à l’acte et la récidive sont devenus une véritable préoccupation collective. Coupant court avec le traitement émotionnel réservé habituellement par les médias à ce sujet sensible, le documentaire souligne l’extrême diversité des cas de pédophilie et la difficulté à trouver des réponses médicales et judiciaires adaptées. Punir ? Soigner ? En prison, le suivi psychiatrique n’est pas systématique. Et police et justice ne savent pas comment traiter la pédophilie abstinente, c’est-à-dire sans passage à l’acte. Des traitements existent, des médicaments inhibiteurs jusqu’à la castration chimique mais ont montré leurs limites…
Proposé par Michelle

• Inceste : la famille empoisonnée, un film de Fabrice Gardel et Juliette Armanet.
Ils s’appellent Sandrine, Nadia, Valérie, Nicolas… et ont été abusés par leur père, par leur oncle, par leur beau-père… Ils ont entre 30 et 60 ans et viennent de tous les milieux. Face à nos caméras, à visage découvert, sans pudeur et sans tabous, ils racontent l’inceste. A travers des histoires individuelles particulièrement fortes et pleines d’espoir, ils nous aident à comprendre que les logiques en œuvre sont universelles. Le film raconte aussi l’incroyable force de résilience des enfants.

• Outreau, l’autre vérité, un film de Serge Garde.
Le film qui recueille des témoignages des protagonistes de l’affaire montre que Outreau et ses dysfonctionnements sont d’abord une injustice faite aux enfants. Dénonçant le rôle des médias, il se veut « un décryptage d’une manipulation de l’opinion publique » et suggère au passage que l’affaire a fait l’objet d’une « instrumentalisation par le pouvoir politique dans le but de supprimer la fonction de juge d’instruction ». Il voudrait « inciter les acteurs de la justice et les journalistes à réfléchir sur les effets pervers de la médiatisation lorsqu’elle condamne les victimes au silence ». Le documentaire montre la pugnacité des avocats de la défense et l’influence qu’ils ont eue auprès des médias . Ce film, qui présente de l’affaire Outreau une version inédite est critiqué par plusieurs acteurs du procès et par des avocats des acquittés du procès.

• Pédophilie au féminin – Fin du tabou ? un film de Jean-Pierre Igoux
Notre société refuse l’idée que la sexualité féminine puisse être violente, dominatrice et qu’elle puisse être active. Dans sa vision toute masculine, la femme est une icône : celle qui donne la vie, protège son enfant et l’élève dans la douceur. Elle est l’épouse, la compagne ou la maîtresse aimante.
Dans l’horreur, la violence sexuelle, elle ne peut être l’égale de l’homme, sous prétexte de faire exploser l’ordre sociétal. L’idée qu’une femme puisse abuser d’un enfant est l’ultime forme de discrimination. Occulter cette transgression sexuelle, c’est contester, peut-être inconsciemment mais, par définition, toute sexualité féminine. Les femmes pédophiles reproduisent, en tout point, le schéma de leurs homologues masculins. En grande majorité, elles se cachent dans le milieu familial ou le cercle des proches.
S’il y a peu de prédatrice, c’est que souvent leur métier leur donne accès à l’enfant. Les agressions sexuelles commises sur des mineurs sont considérées comme les crimes les plus horribles, mais lorsque l’acte est perpétré par une femme, par une mère, on touche à l’impensable, à l’irreprésentable, à l’indicible.

• Longtemps après, une série documentaire et un livret de Brigitte Lemaine sur les conséquences de l’insceste.
L’inceste est un traumatisme grave, parfois répété et non révélé qui a des conséquences importantes sur l’enfant lui-même et sur l’adulte qu’il va devenir mais aussi sur le système familial et sur la société dans son entier. La personne est là sans être là, marginalisée par son vécu dramatique, entre la vie et la mort, entre le mensonge et la vérité, entre l’amour et la haine. La découverte du syndrome post-traumatique et son cortège d’observations cliniques, montre que l’impact du trauma est latent et peut même refaire surface des années après. Pour enfouir au plus profond de soi ce noyau traumatique, la victime peut devenir boulimique, anorexique, alcoolique, toxicomane, prostituée, dans l’errance ou elle-même maltraitante et avoir bien d’autres conduites autodestructives et inconscientes qui risquent d’empêcher son insertion sociale et professionnelle.
Cette série documentaire de Brigitte Lemaine, comprend 11 films de 22 à 35 minutes sur un unique DVD : 8 témoignages et 3 avis de spécialistes.

• Zandvoort, le fichier de la honte – Karl Zéro Absolu
Dans tous les dossiers de pédocriminalité et de disparitions d’enfants, le nom de « Zandvoort » n’est jamais très loin, telle une hydre, un serpent de mer… Fantasme? Non. Contrairement au Loch Ness, les CD Rom de Zandvoort ont l’affreux mérite d’exister. Preuve irréfutable d’un trafic épouvantable de photos et de vidéos d’enfants violés, martyrisés. Cette enquête, ou plutôt cette quête de vérité (et si possible un jour de « justice ») vous conduit dans un monde dont on ne ressort pas indemne, loin de là.

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