la génération qui parle

briser le silence pour que le tabou tombe… se soutenir sur le chemin de la réparation… protéger nos enfants…

Pourquoi ce blog ?

« Fais en sorte de ne pas mourir sans avoir accompli quelque chose de merveilleux pour l’humanité. » – Maya Angelou – Lettre à ma fille

•Change-t-on le monde sans passer à l’action ?
•Est-il important d’accomplir « sa part » ?

Quand j’ai « su », j’ai été encouragée par une personne, qui m’a dit «Les femmes comme toi sont celles qui vont créer ‘la génération qui parle’, celle qui dénonce pour que cela s’arrête».
La pédophilie existe depuis la nuit des temps et fait souffrir des enfants depuis des millénaires… Et les « humains adultes » continuent de se protéger derrière des lois et processus juridiques qui rendent la tâche trop difficile aux victimes pour obtenir justice, profitant du fait que notre société ne supporte pas d’être mise face à l’un de ses plus grands fléaux.
Le déni des adultes… la honte de ne pas avoir vu ce qui ce passait dans leur entourage (parfois limite sous leur nez) est tellement insupportable qu’il est plus facile de se dire que cela n’est pas possible…
Si c’est bien, comme le disent les statistiques, 15 à 20 % des enfants qui sont concernés par la pédophilie, il y a donc des millions de victimes. Il y a donc des millions de personnes qui ont dans leur entourage une personne victime d’inceste, de pédophilie, d’agression sexuelle…

Des millions de personnes qui trop souvent restent silencieuses, dont la majorité reste silencieuse, trop silencieuse…

Si nous ne faisons rien, rien ne changera…

Inspirée par des actions telles que celle d’Andréa Bescond avec son spectacle « Les Chatouilles ou la danse de la colère » ou de Flavie Flament avec la publication de « La consolation« , je me suis demandée « Comment font les personnes qui ne sont pas célèbres, connues, artistes, pour exprimer leur souffrance si elles n’écrivent pas de livre, ou ne créent pas une œuvre artistique, pour exorciser le mal qui trop souvent ronge ? »

Est-ce qu’il est possible d’avancer dans la vie, après l’abus, en assumant haut et fort toute son histoire de vie ? Comment sait-on qui l’on est quand on réalise que la personne, que nous étions jusqu’à ce que la vérité se révèle, agissait conditionnée par l’abus ?…

« Oui il faut libérer la parole, parler haut et fort de cette douleur, être fièr(e)s d’y avoir survécu ! » – Andréa Bescond

Encouragée par ces mots, j’ai décidé d’écouter ma petite voix intérieure et d’agir avec ce blog pour accueillir les mots (maux) de celles et ceux qui voudront partager leurs expériences dans le but d’encourager, de dépasser, de changer l’avenir. Car il y a les victimes déjà existantes et qui parfois ne s’autorisent pas à parler, mais il y a aussi toutes celles et tous ceux qui seront victimes dans le futur si on ne libère pas cette parole maintenant. Notre génération porte la « responsabilité » de pouvoir participer à un futur où il sera possible de prévenir davantage. Il est illusoire de croire que l’on protège de l’horreur en ne la nommant pas. Les enfants d’aujourd’hui et de demain sont notre avenir, il est de notre devoir de les protéger !

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