fb_img_1487405658513-1«  Je m’appelle Randal, je suis une survivante de l’inceste.
Ma mémoire traumatique a surgi à l’âge de 33 ans, j’en ai 50 ans.
Je ne pardonne pas à mon père de s’être servi de moi comme d’un objet sexuel quand je n’étais qu’une enfant.
Je n’oublie rien, chaque jour je me souviens et j’ai mal.
Chaque jour je lutte contre la société qui nie « l’inceste en France ».
Chaque jour je lutte en souriant mais je n’oublie pas ; je vis avec.
Sortir du silence est une force pour moi.
Militer pour entendre et défendre les droits des personnes victimes de l’inceste est une force pour moi.
Etre bénévole pour l’AIVI est une force pour moi. »

C’est le message que diffuse Randal sur Facebook, en invitant les victimes ou les proches de victimes, ou ceux qui souhaitent simplement que cette atrocité soit dénoncée, à partager sa photo pour interpeller « ceux qui font nos lois ».

Comme Randal a posté sa photo sur le mur Facebook de La Génération qui Parle, je lui ai proposé d’ajouter quelques mots à sa photo pour publier un article sur le blog.

« Sortir du silence et aider à changer les lois, c’est le but de mon message. Aidez-moi à le semer partout sur la toile et à renforcer le travail des associations et notamment de l’aivi.org
Merciiiiii 😉 

De victimes à survivant/es :
A l’AIVI, nous employons le mot « victime », de préférence pour désigner les enfants qui ont subi l’inceste, qui face à leur agresseur étaient dans l’impuissance ou l’incapacité de se défendre, ne sachant pas forcément qu’ils subissaient un crime. Pour un adulte responsable de son rétablissement et non de ce qu’il a subi, nous préférons le mot « survivant ». Ce mot d’origine anglo-saxonne indique que la personne est parvenue à survivre au traumatisme, « au meurtre psychique » de l’inceste, à sortir du déni et à prendre sa vie en main.

Boris Cyrulnik :
Ceux qui ont été blessés gravement par un traumatisme ont été morts. Ce n’est pas une figure rhétorique. Ils le disent eux-mêmes : « J’ai été mort jusqu’à l’âge de 25 ans. » Ce sont des fantômes triomphants qui ont surmonté l’épreuve, mais des fantômes tout de même, que l’on accueille avec peur. Et on les fait taire. On fait taire tous ceux qui ont subi de grands traumatismes. 
»

Merci Randal !

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Si vous rejoindre le mouvement et la campagne en photo lancée par Andréa Bescond, toutes les infos sont ICI

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