La personne qui témoigne ici m’avait déjà confié un premier témoignage avec lequel celui-ci fait lien. Pour le découvrir CLIQUER ICI

Après vous avoir résumé l’affaire de mes enfants petits, j’aimerais vous conter la mienne… En effet, j’ai été abusée en 1980, par un professeur de gymnastique, qui fut mon directeur de colonie de vacances en juillet de cette même année.

Je m’en suis souvenue petit à petit, et ce, grâce à l’histoire de mes enfants.

En 2007, une éducatrice du foyer dans lequel ils étaient pris en charge me disait : « qu’est-ce qui, dans l’histoire de vos enfants, vous fait autant souffrir ? ». Je répondais alors, en criant, que c’était bien suffisant comme éléments pour souffrir de la sorte ! Mais ses paroles revenaient souvent à mon esprit…

En 2009, je me rendais en vacances à Pornic. Et je me suis souvenue m’être dit que je ne voulais plus jamais y retourner, au sortir de ma colonie, en 1980. Les images me sont revenues comme un puzzle au fur et à mesure que je m’approchais de Pornic. Je respirais difficilement en me souvenant que j’étais devenue la chouchou de ce monsieur, qu’il m’emmenait partout avec lui pour mieux me violer dans son mini bus aménagé en camping car. Je me rappelais aussi un autre jeune de la colonie à qui il apprenait les positions avec moi. Bref, je vous passe les détails.

Tout est dans ma plainte que j’ai enfin déposée en gendarmerie, en octobre 2018.

Même si les faits sont prescrits, le TGI de Grenoble m’a dit qu’une enquête était ouverte car ce monsieur a côtoyé toute sa vie des enfants, de part sa profession et ses activités. Il habitait sur Grenoble et a déménagé sur Montpellier.

On peut être porteur d’une histoire oubliée, qui revient à l’esprit en cas de crise majeure !

Anonyme