Il en faudra des mois, des années peut être, pour faire le deuil d’une figure d’attachement structurante et aimante dans l’enfance, pour consentir à être orphelin-e…
Il faudra traverser des tempêtes, de véritables tsunamis, des tremblements de terre. Il faudra nous mettre totalement à nu pour visiter nos colères, nos haines et les hontes qui nous tiennent au corps, à l’âme.
Nous nous sentirons souvent terriblement seul-e-s, emmuré-e-s dans notre silence et nos angoisses.

De façon tout à fait bouleversante, je découvre, jour après jour, que pour mieux traverser tout cela, je dois accepter que je suis vulnérable et laisser vivre mes émotions avec douceur, respect.

J’ai imaginé une grande plage baignée de soleil où je rejoins la petite fille que j’ai été, et nous nous y retrouvons, main dans la main, dans une paix retrouvée sur le sable blanc.
Lorsque j’ai l’impression que mon cœur se brise, que la colère va faire exploser ma poitrine, je me re-connecte à cette image, jusque dans la plus infime de mes cellules, pour que celles-ci se nourrissent de joies envers et contre tout.
Et là, je vois que je n’ai rien perdu de mon humanité.

Véronique

 

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