La violence anesthésie.
Parce qu’elle est insupportable, elle fragmente de l’intérieur.
Elle me rend comme dispersée dans une eau trouble.

La violence assassine.
Parce qu’elle pénètre sans résistance, elle découpe la chair et l’âme.
Elle me crucifie et me livre aux oiseaux de proie.

La violence résonne.
Parce qu’elle laisse son empreinte, elle mortifie le plus secret, le plus intime.
Elle me transporte hors de moi, me laissant pour morte à jamais.

La violence transperce.
Parce qu’elle ne s’arrête pas là, elle perpétue la destruction.
Elle me projette si loin de moi, qu’elle me vide à l’infini.

J’ai été sexuée, avant même d’être une personne.
J’ai été un objet de désir, avant de pouvoir faire grandir mon âme.
Que mon âme me réinvestisse et que naisse la personne que je suis.
Il est temps que je revienne à moi !

Lucarne

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