A ceux que nous appelions « parents »
10.10.2016

Vous enterrez encore vivant
Etouffez l’amour d’enfants
Que nous vous portions pourtant
Jusqu’au bord du tranchant
Des abîmes qui nous séparent
Et qu’aucun pardon ne répare.

On nous dit « laissez faire le temps,
Laissez grandir Compassion », mais sont-ils pénitents ?
« Laissez gagner la paix, laissez partir la douleur »,
Mais que savez-vous des enfers, de la torture et de la peur ?
« Laissez faire, toutes les plaies cicatrisent un jour »
Et nous n’aurions pas tout surmonté pour ?

S’accrocher, arracher un à un ses ongles dans la chair de sa chair cependant
Pour ne pas oublier, qu’enfant nous étions, et vous parents.
Et cesser d’expier
Vol de notre intégrité, viol de notre intimité,
Et enfin être libérées par cette simple vérité.

Vérité qui vous effraie, bombe à retardement qui brisera le silence
Vérité qui fait de vous les vrais coupables de la destruction de nos vies et de notre innocence.
Vérité, pour l’étouffer, c’est nous que vous avez séparées et étranglées…
Pour vous protéger. C’est ma petite sœur et moi que vous avez meurtries pendant tant d’années,
C’est ma petite sœur et ma petite moi que vous avez assassinées.

Audrey

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