Juste pour faire efficace et aller droit au but, j’ai retranscrit une petite partie de l’intervention d’Hélène Romano, Docteure en psychopathologie-HDR, auteure de «Quand la vie fait mal aux enfants», lors du débat diffusé sur France 5, le 15 novembre dernier.

J’étais heureuse de voir qu’enfin on formulait clairement l’évidence ! Sur une chaîne publique et lors d’une émission annoncée et attendue, face à un membre du gouvernement, qui venait de dire qu’il était difficile de mettre en place l’imprescriptibilité concernant les crimes sexuels commis sur des enfants (car ensuite quelles mesures prendre pour les crimes plus graves ?…), Hélène Romano argumentait de la façon suivante :

« La question que l’on pourrait se poser, et c’est vrai que ça paraît étonnant en France – pays des droits de l’Homme, c’est pourquoi on ne considère pas le viol d’un enfant comme un crime génocidaire, comme un crime contre l’Humanité, et que même l’on dise que ce n’est pas un crime contre l’Humanité ?! Oui ! C’est un crime contre l’Humanité, parce qu’un viol d’enfant, ça vous détruit la personnalité d’un enfant, ça vous détruit les liens à sa famille (…) j’utilise le terme dans mes publications de « génocide identitaire », parce que c’est véritablement ça. Il est étonnant en France qu’on se pose la question et que l’on puisse dire « Ah ben non, ce n’est pas un crime contre l’humanité ». Si ! L’enfant c’est l’Humanité ! C’est l’Humanité d’aujourd’hui, c’est l’Humanité de demain, ça pour moi c’est le principe. Après il y a la pratique (…), le système pénal français fait que quand vous êtes victime c’est à vous de prouver que vous êtes victime. Aux Etats Unis, un violeur c’est à lui de prouver qu’il n’a pas violé… »

Voilà, voilà…

Anne Lucie

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